Nous connaissons tous « Les Trois mousquetaires », d’Alexandre Dumas ; du Collier de la Reine à la triste fin de Milady l’histoire est relativement dramatique.
Pourtant la première partie peut être traitée de manière burlesque dans la grande tradition de l’op–éra comique.
 L’opéra bouffe « LES TROIS MOUSQUETAIRES » offre une succession de morceaux de bravoure légers ou comiques.
Tous les ingrédients d’un spectacle tout public y sont réunis dans une ambiance empreinte de gaîté : un héros, une histoire d’amour, des traîtres, de l’action et un dénouement heureux.
Sur le gracieux livret d’Albert Enriquez, le compositeur Christophe Mauro propose une partition faisant la part belle aux voix soutenues par un grand orchestre.

 
Les 3 Mousquetaires

(Synopsis par actes)

Livret : Albert Enriquez
Musique : Christophe Mauro

les 3 mousquetaires

Les 3 Mousquetaires d'Alexandre Dumas (illustration de l'edition Appleton)

 

Au premier acte,

D’Artagnan jeune et fringant gascon arrive à Paris. Querelleur, il provoque « Vous raillez Monsieur » Rochefort l’éminence grise du Cardinal de Richelieu, qui se moque de son vieux cheval. « Regardez moi ce vieux cheval ». Rochefort refuse le combat et le fait battre par ses Gens. Un curé et un médecin se disputent devant le jeune homme estourbi ne sachant lequel des deux doit intervenir. Finalement c’est Clémence la femme de chambre de la Reine qui le relève « Allez levez vous ». Il en tombe éperdument amoureux et ne cesse de la lutiner avant sa rencontre avec le Capitaine des Mousquetaires Monsieur de Tréville.  En chemin, il ne manque pas, de provoquer en Duel, successivement Athos, qu’il bouscule, Aramis qui se moque de lui « Il jacasse » et Porthos enrhumé qui n’arrive pas à parler tellement il éternue « Atchoum ». Le triple duel est cependant manqué… « Messieurs je vous arrête » les gardes du cardinal viennent pour les arrêter, mais ils sont mis en fuite par D’Artagnan et les trois mousquetaires qui deviennent, tous les quatre, inséparables… un seul Garde est blessé, le curé et le médecin sont encore là se disputant la primauté!

   

Au deuxième acte,

Nous sommes au Louvre, les Gardes du Cardinal molestent, pour la faire parler, Constance qui s’évanouit. D’Artagnan avant de la ranimer, la regarde de très près « Constance que tu es belle » Il est vrai que la tenue de la jeune femme est en désordre. Un Garde qui n’arrête pas d’avoir des « malheurs », apparait de plus en plus amoché jusqu’à la fin de l’acte. Il est le témoin de tout ce qui se passe. D’Artagnan revient accompagné par le Duc de Buckingham qu’il conduit vers la reine. Il en profite pour lutiner Constance, « Assez Monsieur assez » pendant que la Reine confie, en gage d’amour à Buckingham douze Ferrets d’or et diamants, un cadeau du Roi. Le Roi informé par le Cardinal de cette liaison coupable, est fou de rage et fait exploser sa colère « Jaloux » jusqu’au ridicule. Il confie au vieux Séguier le soin de fouiller la Reine, même au corps …Séguier, les mains baladeuses en folie, veut accomplir sa mission « oh oui oh oui ». La Reine lui donne alors, une lettre qu’elle avait cachée dans son corsage. Cette lettre vient de son propre frère. Le Roi, informé et rassuré, en rit « ah ah ah eh eh eh » … mais rira bien qui rira le dernier…le Cardinal parle au Roi des ferrets et se réjouit d’avance….suggérant au Roi d’organiser un Bal où la Reine se produira avec le bijou…D’Artagnan part avec ses amis en Angleterre pour récupérer les ferrets. La Reine est « sans dessus dessous »

   

Au Troisième acte,

Au cours d’un « bal à Buckingham » Milady l’espionne missionnée par le Cardinal subtilise deux ferrets au Duc alors qu’elle danse avec lui et file à l’Anglaise. Peu après D’Artagnan arrive en hâte pour prévenir le Duc de Buckingham mais c’est « Tea time ». Il se heurte au flegme britannique, pendant que sa colère monte. Buckingham alerté par le remue ménage, arrive et prend conscience « Ô my God » de la gravité de la situation. Il commande deux ferrets identiques à ceux qui lui ont été volés. Athos et Aramis rejoignent D’Artagnan « et alors »… racontent leur aventure. Puis Porthos, personnage truculent, entre en scène et ne veut raconter la sienne que si on lui donne sans cesse à boire… « Donnez à boire encore Et puis vous saurez ». Le Joailler revient avec les bijoux que le Duc lui a commandés « Je suis un génie » dit il, se complimentant lui-même…alors que personne ne l’écoute.

   

Au Quatrième acte,

Nous sommes à l’hôtel de ville de Paris. On se prépare au Bal où la Reine doit se produire avec ses ferrets. Milady, qui croit avoir gagné, aimerait bien raconter son aventure, mais le Cardinal lui répète sans cesse « Pas maintenant » Il est inquiet et elle enrage. Le Roi arrive puis la Reine « Elle ne porte pas ses ferrets ». Le Roi l’oblige à aller les chercher mais Constance les lui apporte « Déjà » l e Cardinal en est retourné, étonné, dépité... D’Artagnan vient d’arriver le Roi, maladroit, essaye de compter les ferrets pendant qu’il danse avec la Reine au « Bal des Echevins » un deux trois… quatre… « Le compte est bon ». D’Artagnan retrouve sa Constance, il a « Des fourmis au bout des doigts »… et elle aussi….  « Je vous fais Mousquetaire » déclare Monsieur de Tréville à D’Artagnan. Pendant que le jeune homme célèbre avec ses amis l’honneur qui lui est fait…, C’est Constance qui, cette fois, le sollicite. Elle a hâte maintenant de trouver un coin secret…La pièce se termine dans la joie sur « L’air des mousquetaires »
 


 


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